5 astuces pour descendre la Loire en canoë

canoe river Loire

La vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, offre un cadre exceptionnel pour des vacances et pas seulement à vélo. Descendre la Loire en canoë permet également de découvrir cette région qui allie nature et culture d’une autre façon. A condition de bien s’y préparer, même une descente sur plusieurs semaines en autonomie est accessible aux néophytes.

Conseil nr. 1: Bien se renseigner sur le parcours canoë

Pour cela le guide indispensable est celui de Jean-François Souchard « La Loire vue du fleuve : Guide de randonnée nautique »

Le guide décrit la descente de la Loire du Puy-en-Velay à Saint-Nazaire par des cartes descriptives. Il donne les informatiosn essentelles sur des itinéraires de randonnées plus ou moins longs (franchissement des ponts et barrages, accès à l’eau, navettes, adresses utiles, campings, etc).

Pour des amateurs non aguerris on vous conseille en général de commencer un peu après Le Puy-en-Velay à Montrond les Bains (près de Saint-Etienne), mais dans tous les cas de vous arrêter à Nantes.

En effet:

– Après Nantes vous devrez compter avec la marrée et l’inversion de courant (parfois très fortes) toutes les 6 heures qu’elle entraîne.

– Il ne vous sera pas possible de débarquer à marée basse en dehors des cales et des ports (très dangereux de mettre pied à terre dans la vase

– Des cargos circulent entre Nantes et St Nazaire dans un chenal très restreint : ce chenal est interdit aux embarcations légères

Conseil nr. 2: Partir en juin

Selon Alain qui décrit très bien la préparation de sa descente de la Loire en canoë sur son blog (http://alaintrt.canalblog.com/) le meilleur mois est le mois de juin, car le climat n’est a priori pas trop humide tout en gardant une Loire bien navigable. Par ailleurs les journées sont longues, et les camping sont ouverts.

Conseil nr. 3 Les indispensables dans les bagages

Selon le blog de vacances d’une petite famille, qui s’est lancée sans grande expérience préalable dans des vacances en canoë.

Les indispensables (50kg max par canoê)
– Ecopes

– Gilets de sauvetage

– chariot de portage

– 2 sangles d’attache

– une tente

– bâche de protection

– un réchaud butagaz avec gamelles

– lampe frontale

– jerrican et sacs et bouteilles isotherme

– une trousse à pharmacie avec crème solaire (INDISPENSABLE)

– matériel de réparation (notamment scotch aluminium, indispensable pour les réparations urgentes)

– Vêtements pour tous les temps, une casquette, un poncho imperméable, des mitaines pour éviter les ampoules aux mains, des vieilles baskets en toile pour la journée (sans chaussettes pour ne pas retenir l’eau qui crevasse les pieds, sandales

– des duvets avec matelas gonflables assortis

– Nourriture: mieux vaut faire ses courses très régulièrement afin de limiter le poids. Se renseigner sur les supermarchés avant de partir.

– Petite pochette transparente (format A4) pour avoir à portée de main des copies couleur de la carte et autres documents concernant l’étape du jour (Nous préférons conserver les originaux des cartes en lieu plus sûr, à l’abri de l’eau)

– des sachets lyophilisés en cas d’extrème survie

Conseil nr. 4: Bien choisir sa classe de navigation

Les rivières sont classées de I à VI, en rapport avec les difficultés de navigation qu’elles présentent. L’indication est donnée de deux façons:

– en chiffres romains est indiquée la classe générale du parcours décrit. I correspond aux niveaux les plus faciles, et VI correspond aux rivières les plus difficiles.

– en chiffres arabes entre parenthèses, la classe de courte section de difficultés supérieures à la classe générale.

Exemple: un parcours classé I (2) est un parcours en classe I avec des passages plus ou moins longs en classe (2). Ne pas confondre avec un parcours classe I II, qui est dans sa totalité un parcours d’un niveau de difficulté intermédiaire entre la classe I et la classe II. La classe II est la limite de la pratique du canoë itinérant avec des bagages, en raison du poids des bagages et de la nécessité de naviguer en canoë ouvert, alors que les classes supérieures nécessitent des embarcations fermées. Nous vous conseillons donc une portions de la Loire qui ne dépasse pas une classe II, car à certains endroits difficiles vous serez obligés de porter le canoê hors de l’eau our contourner la difficultés. Vous voudrez éviter le plus possible ces portages.

Extrait de « Guide itinéraire » de Daniel BONNIGAL

Détail des CLASSES :

  • Classe I
    :
    Navigation facile ou, petites accélérations de courant, choix de bras entre des îlots, bancs de sable ou , pile pont, franchissement éventuel de déversoirs inclinées. Volume d’eau normal ou bas. Petites vagues régulières ne nécessitant pas de pontage. Une bonne conditions physiques est nécessaire ainsi qu’une capacité de manoeuvre correcte, afin de pouvoir avancer contre un vent éventuel, et de s’approcher des barrages en toute sécurité.
  • Classe II :
    Navigation facile en rivière animée à son bon niveau. Évolutions possibles entre branches et troncs d’arbres, choix de passes et petits seuils. Approche de barrages pouvant ne pas retenir. Négociation de drossages plats, nécessité d’arrêts rapides imprévus. Le pontage est nécessaire car il devient élément de sécurité et permet le franchissement de petits barrages verticaux.
  • Classe III :
    Navigation mouvementée sur courant rapide. On trouve de fortes vagues sans rochers, des passes à prendre précisément entre vagues et rochers et se terminant en chute plus ou moins verticale, des drossages sérieux. Le bateau est bien équipé. L’équipier bien calé fait preuve d’équilibre et sait s’appuyer sur l’eau, il montre réflexes et sang froid. Peut correspondre à un IV par petites eaux. Nombre de descendeurs ne maîtriseront jamais plus que cette classe. C’est pourquoi la classe III constitue la limite de la croisière randonnée avec bagages, encore qu’elles doivent être indiquées sous la forme (3). On ne peut plus conseiller les pratiquants au sujet des classes supérieures ; ceux-ci doivent s’intégrer à un groupe et devenir responsables de leurs équipements et de leur décisions.
  • Classe IV:
    Navigation difficile sur courant très rapide. Bon volume d’eau, très fortes vagues sans rochers, où fortes vagues se succédant entre roches sur de bonnes distances, avec passages de seuils pouvant atteindre 2 mètres de dénivelé sur quelques mètres, avec obligations d’enchaîner plusieurs seuils, en général entrée et sortie d’un rapide marqué. Possibilité d’arrêts sur passage calme entre 2 sections difficiles, permettant le débarquement et la reconnaissance nécessaire. Très bon équilibre et manoeuvres en suspension, pratique de l’esquimautage recommandé.
  • Classe V:
    Navigation très difficile sur des sections de plusieurs centaines de mètres à fort dénivelé sans arrêt possible. Bon volume d’eau et vagues énormes, où très fortes vagues sur lit rocheux et succession de seuils à négocier après reconnaissance indispensable. Hautes chutes possibles, l’esquimautage indispensable. Descente par équipe, très solidaire, bien équipée et assurant alternative la sécurité depuis la berge. Risques de coincements par suite de l’encombrement et de la verticalité des chutes. Équipements individuels de haute sécurité nécessaire (gilet avec: code flottante de sécurité à mousqueton, grandes hiloires, cale-pieds de sécurité, bateaux solides à pointe ronde). La notion de dangers apparaît.
  • Classe VI.
    Mêmes difficultés. La descente ne peut s’opérer qu’avec des conditions de hauteur d’eau précise, ni trop ni trop peu sous peine de courir de graves dangers. Très hautes chutes possibles jusqu’à 10 mètres. Dangers de coincements renouvelés. Descente peu souvent réalisée, les conditions favorables exigées ne sont pas réunies chaque saison. La notion de danger est évidente. Pratiquée éventuellement par des pagayeurs de V à une certaine période de leur carrière.

Conseil nr. 5: Allier vélo et canoë

Si vous ne voulez pas vous lancer dans une aventure sur plusieurs jours en autonomie, une bonne façon de commencer est d’allier un séjour itinérant à vélo et en canoë. Sur le segment entre Tours et Saumur vous pouvez ainsi par exemple les bords de fleuve et l’arrière-pays avec les nombreux châteaux en 3 jours de vélo et au milieu de votre séjour échanger votre vélo contre un canoë pour voir admirer la vallée côté fleuve.

Photo Credit: JohnSeb

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